Haro sur les CV truqués | L'Express
II sera désormais très risqué de prétendre sortir de Sciences po sans avoir pu décrocher le diplôme de fin d'études ou encore d'affirmer avoir fait HEC, parce qu'on y a suivi un simple programme d'été. La chasse aux CV truqués (près de 3 sur 4 le seraient plus ou moins) suscite des vocations. Dernier-né, le site Internet Verifdiploma recense plus de 1 million de diplômés provenant de quelque 2 000 grandes écoles et 600 formations, avec mise à jour permanente des nouvelles promotions. En quelques secondes, un recruteur pourra contrôler la véracité des parchemins et des dates annoncés par un candidat. Un service qui lui coûtera entre 1 500 et 8 000 € par an suivant le nombre de vérifications. Partant du principe qu'un quart à peine des entreprises françaises prennent aujourd'hui le temps de vérifier les CV, la société Ceriv, elle, propose, en outre, aux demandeurs d'emploi de certifier, eux-mêmes, leur diplôme. Une validation facturée de 39 à 75 € en fonction de l'âge, mais qui devrait permettre de valoriser sa candidature en économisant du temps et de l'argent au recruteur. Les tricheurs vont avoir la vie dure.
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